Sumi-e

Histoire du Sumi-e

Le terme japonais sumi-e signifie « peinture à l’encre noire ».

La peinture se fait en nuances de gris, en diluant plus ou moins l’encre de chine noire avec de l’eau, aussi bien pour représenter les valeurs de lumière que pour donner une impression de profondeur, le lointain s’estompe dans les valeurs claires.

Les pinceaux utilisés en sumi-e sont du même type que ceux utilisés en calligraphie chinoise.

Le papier est appelé « papier de riz », toutefois c’est usuellement un papier de mûrier, qui donne également le « papier de soie », mais ici doux, fin et résistant.

Les sujets représentés sont plutôt inspirés de la nature, mais jamais peints sur le motif (devant le modèle).

La composition est sobre, l’exécution est spontanée. Le peintre cherche à capter l’essence du réel, sans dessin préparatoire, et sans correction possible. Le geste lui-même, la position du pinceau, ainsi que l’ordre des gestes, sont essentiels dans le rendu des tracés.

Le résultat est un reflet fidèle de l’état d’esprit au moment de l’exécution. Le souffle porte le geste.

Consultez la page Présentation de mon site Encre Poétique pour des précisions apportées par mon maître.

Le sumi-e est d’origine chinoise, sous l’empire, et a été introduit au Japon vers le VIIIème siècle. Il y a été popularisé par les moines zen à partir de la fin du XIVème dans une période d’épanouissement des arts et des lettres.

La pratique du Sumi-e telle qu’enseignée par Alain Plaignaud

Les cours durent généralement 3 heures, avec une pause ménagée à mi-cours. Les stages du weekend durent un jour et demi ou deux jours, la séance du matin dure généralement deux heure et celle de l’après-midi dure trois heures.

Le sumi-e et la technique sont présentés lors du premier cours. Il n’est requis aucun niveau ou expérience dans le dessin, la peinture, la calligraphie, etc. Chacun commence lorsqu’il est prêt, avance à son rythme, il n’y a pas de programme unique annuel.

Je réalise des modèles adaptés à chaque élève, sur les divers aspects de la technique traitée pendant le cours. Les quatre « nobles » sont progressivement abordés (bambou, orchidée, prunier, chrysanthème). Les élèves s’entraînent sur ces modèles, avec les conseils de l’enseignant, sur un papier d’exercice.

Consultez la page Enseignement de mon site Encre Poétique pour plus de détails.

L’élève réalise un papier de riz récapitulatif lorsque la technique commence à être acquise sur un modèle, ce qui demande généralement plusieurs cours.

La peinture s’exécute debout devant une table haute.

La concentration et donc le silence sont requis tout au long des exercices. Une pause est ménagée à mi-atelier.

L’ensemble du matériel est fourni : table, papiers, encre, plusieurs tailles de pinceaux de qualité. Les pinceaux sont prêtés.

Consultez les pages Cours et Stage de mon site Encre Poétique pour plus de détail sur l’organisation des cours et stages.